Gérard Leboucher

Professeur des Universités
Directeur adjoint du Laboratoire

Fiche annuaire
Recherche

Mes activités de recherche (et de façon plus générale les activités de recherche du groupe dont j’ai assuré la direction pendant 10 ans) présentent une double articulation :
• D’une part, mes recherches font référence aux mécanismes de régulation des comportements, ce que l’éthologie appelle les « causes proximales » du comportement. De ce fait, mes travaux se situent dans le champ disciplinaire des neurosciences comportementales.
• D’autre part, les résultats sont replacés dans leur perspective évolutive. Je m’intéresse ainsi aux « causes ultimes » des comportements ; mes travaux se situent donc également dans le champ disciplinaire de la biologie évolutive.
Réseaux de communication chez les oiseaux.
Les travaux de Marler (Marler et al. 1986) et McGregor (McGregor & Peake, 2000) ont mis l’accent sur l’importance de l’environnement social dans les comportements de communication. Je m’intéresse à la façon dont les oiseaux, impliqués comme spectateurs dans les réseaux de communication, utilisent l’information qu’ils recueillent (eavesdropping, information publique).
J’étudie également comment les individus modifient leur comportement en présence de spectateurs sociaux (effet d’audience).
Thèses en rapport avec le thème : Mathieu Amy (2007), Marie Monbureau (2009), Ahmed Belguermi (2011), Davy Ung (2014)
Effets maternels et investissement parental chez les oiseaux.
Les organismes, en particulier les organismes longévifs, doivent établir des compromis entre reproduction et survie. La reproduction a un coût : pour assurer sa reproduction, l’animal utilise une partie de ses réserves énergétiques diminuant d’autant celles qui sont nécessaires à sa survie.
C’est ainsi que j’étudie les facteurs qui influencent l’investissement maternel. Par investissement maternel, il faut entendre bien entendu les soins prodigués par la mère à chacun des jeunes, mais aussi la quantité de ressources (jaune, albumen) ou d’hormones (testostérone) déposées par la mère dans chacun des œufs et donc allouées aux oisillons ; en résumé, tout ce qui va être dépensé par l’organisme maternel pour assurer sa reproduction, le plus souvent au détriment de sa survie à long terme. Thèses en rapport avec le thème : Aurélie Tanvez (2004), Violaine Garcia Fernandez* (2009), Lisa Jacquin (2011), Marco Grenna* (2013) (* thèses en co-tutelle avec l’Italie)
La relation entre l’humain et les animaux de compagnie.
Les humains et les animaux domestiques ont une longue histoire commune (la domestication du chien remonte au paléolithique supérieur). On peut supposer que les humains comme les espèces domestiques ont acquis une certaine expertise dans l’évaluation des comportements de communication de l’autre espèce.
Un point particulier mérite de retenir attention : l’utilisation par les propriétaires d’animaux lors d’échanges avec ces derniers, d’un mode particulier d’expression (pet talk) qui, par la tonalité et la prosodie rappelle le mode d’expression qu’utilisent des parents lors d’interactions avec de jeunes enfants (baby talk) (Burnham et al. 2002 ; Batliner et al. 2008).
Je m’intéresse aux facteurs susceptibles d’influencer la fréquence d’utilisation de ce mode de communication (pet talk) et, de façon réciproque, aux réponses comportementales induites chez l’animal par ce type de verbalisation.
Thèses en rapport avec le thème : Sarah Jeannin (2016), Charlotte De Mouzon (en cours).

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Mis à jour le 27 avril 2022